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Créer au pas d’un cheval
Ma seconde passion est le cheval, et tout particulièrement les longues randonnées que nous pouvons faire ensemble. il est donc tout naturel que je transpose cette passion aussi dans le champ de l'art. Il s'agit la aussi de collecte de traces qui peuvent être réelles (des matériaux ramassés, feuilles, écorces qui jonchent le sol forment le terreau d'une nouvelle vie végétale...) ou virtuelles des images, des impressions) C'est un travail poursuivi depuis 2005, dans la problématique de « Créer en marchant ».
En mai juin 2005, j’ai participé à l’exposition «Art au vert » en extérieur dans l’enceinte du parc de la Faisanderie, avec l’association Y-mage j’ai réalisé des tee-shirts illustrant mes balades à cheval dans la forêt de Sénart et les ai suspendu entre trois arbres.
Tout au long de l’année 2006-2007, lors de balades à cheval en forêt de Sénart, j’ai réalisé un travail de photos prises du dos de la jument Chispa , le point de vue étant du dos du cheval (on ne voit la jamais , si ce n’est par fragments: une oreille, un bout de rênes…). Les ombres portées au sol de la jument et de moi-même montrent le territoire parcouru, la nature des sols, ainsi que notre relation…
J’ai commencé alors, riche de cette expérience une série de travaux plastiques sur le thème de l’ombre J’ai réalisé trois grandes ombres portées de la jument et de moi-même sur papier translucide avec des matériaux ramassés au cœur de la forêt et ramenés sur le cheval (terres, sables, écorces…)
J'ai exposé ce travail sur l'ombre de mai à juin 2008, à la Faisanderie du bois de Sénart, dans le lieu même où je l’ai conçu dans un espace au cœur de la forêt. Durant l'hiver 2007/2008, mon cheval Krakig a eu une tendinite, le protocole du vétérinaire était le suivant : un moi au pas en main 10 minutes par jour, le second mois 15 à 20 minutes au pas monté et le troisième reprise progressive du travail. J'ai utilisé ce temps de marche à parcourir des bâches de drainage en géotextile Bidim , de 2 m de large sur 6 m de long, et j'ai disposé ces bâches dans l'enceinte du centre équestre où nous nous trouvions alors en Essonne afin que toutes sortes d'usagers puisent les utiliser. Les cavaliers en ont volontiers fait usage car c'est un exercice plaisant pour le dressage des chevaux, le déconditionnement à ce qui fait peur.
J'ai exposé ces bâches au sol à la Faisanderie afin que les visiteurs puissent apposer leurs pas et au mur pour l'exposition Y-mage salle André Malraux à Yerres en Novembre 2008, ainsi qu'aux Z'indems café rue de Bagnolet, Paris XXéme en Janvier 2009.
Les Hybrides parlent de la relation homme animal, c'est un travail sur la blessure et ce lien si fort qui nous unit à nos chevaux.
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